Causerie de Monsieur Francesco Spandri

7 décembre 2005

 

« La vision de l’histoire chez Stendhal et Tocqueville »

 

 

            Stendhal et Tocqueville semblent, de prime abord, s’ignorer mutuellement. Le sociologue ne fait jamais allusion au romancier, le romancier ne cite que deux fois le sociologue. Leur “rencontre” n’en demeure pas moins une rencontre essentielle. En effet, ils associent au cas américain une réflexion sur l’histoire qui dépasse largement les limites d’une critique de la démocratie. Perçue comme problème identitaire par le héros stendhalien, vécue comme processus de mise en tutelle par l’individu tocquevillien, l’histoire devient à la fois énigmatique et irrésistible. Mais si pour l’auteur de la Démocratie en Amérique il s’agit de savoir gouverner une transition historique grosse d’avenir, l’auteur de la Chartreuse de Parme renonce à résoudre l’énigme de l’histoire et se soucie exclusivement de la survivance de l’Art.

 

F. S.

 

[N.B. : le texte intégral de l’intervention de Francesco Spandri paraîtra dans la Revue d’histoire littéraire de la France, en janvier 2006]